Résumé Séquence I

Terminale L – Spécialité Musique – Année 2014/2015

Résumé de la Séquence I

1) Frise chronologique

a) Placer les époques suivantes :

Renaissance : 1500 => 1600 Baroque : 1600-1750 Classique ; 1750-1800 Romantique : 1800-1900

Moderne : 1900 => 1950 Contemporaine : 1950 => Aujourd’hui

b) Placer les œuvres écoutées en cours

Premier livre de Pièces de clavecin de Jean Philippe Rameau : 1706

Suite en mi des Pièces de clavecin de Jean Philippe Rameau : 1724

Cinq études de bruits de Pierre Schaeffer, 1948

2) Vocabulaire/Concepts

I- Clavecin et ornementation

Extrait de la table d'agréments  - Pièces de clavecin de RAMEAU 1724

Extrait de la table d’agréments – Pièces de clavecin de RAMEAU 1724

Le clavecin, de part son mécanisme à cordes pincées, produit des sons dont on ne peut pas allonger ou raccourcir la durée. Afin de combler la sécheresse qui pourrait en résulter, les musiciens baroques ont pris l’habitude de rajouter des ornements (trilles, mordants, …). Ces ornements (également appelés « agréments ») ont plusieurs fonctions :

– ils permettent de rallonger la durée des notes

– ils permettent d’ajouter de l’expression dans l’interprétation

– étant parfois improvisés, ils permettent l’interprète de montrer sa virtuosité

Véritable enjeu musical pour le sens et l’essence de la courbe mélodique, l’ornement est au centre du discours musical baroque en lui assignant une véritable fonction expressive et structurante. Il n’est pas une phrase dont il ne sache ponctuer les cadences par la richesse d’un « embellissement »

« Prélude » du premier livre de pièces de clavecin de Jean Philippe RAMEAU, 1706. Première partie non mesurée, deuxième partie non mesurée.

II- Temps mesuré/Temps non-mesuré

Temps mesuré : il est possible de taper la pulsation. Le tempo peut être lent, modéré, rapide, …

Temps non mesuré : il est impossible de taper la pulsation. Le tempo n’est pas définissable.

« Prélude » du premier livre de pièces de clavecin de Jean Philippe RAMEAU, 1706. Première partie non mesurée, deuxième partie non mesurée.

II- Spectre harmonique

a) Un son peut être décrit selon trois grandeurs :

– sa durée (le temps) exprimée en secondes (s)

– sa hauteur (la fréquence) exprimée en hertz (Hz). L’oreille humaine entend les sons entre 20Hz et 20 000Hz (ou 20 kHz)

– son amplitude (niveau sonore) exprimée en décibels (dB). L’oreille humaine supporte les sons entre 0 et 120dB.

b) Hauteur d’un son, Fréquence de vibration :

Le son est le résultat d’une vibration. Par exemple, une corde qui ne vibre pas ne produit pas de son. Il faut que la corde soit mise en vibration pour qu’on puisse entendre le son de cette corde. Plus la corde vibre vite, plus le son est aigu. Cette vitesse de vibration est mesurée en calculant sa fréquence de vibration (exprimée en hertz) qui indique combien de vibrations se produisent par seconde. Plus un son est aigu, plus sa fréquence est élevée. Si la corde vibre 440 fois par seconde, sa fréquence de vibration est de 440Hz et la note produite sera un la3 (même note que celle du diapason).

c) Timbre et spectre harmonique

Lorsqu’un diapason et une corde font entendre un la3, la hauteur des deux notes perçues est la même (il s’agit de la note fondamentale) mais leur sonorité est différente. Il en sera de même si on la chante, si on le joue au piano ou à la trompette. La hauteur est la même mais le timbre est différent.

Chacun de ces instruments a un timbre propre ce qui montre que le son d’un instrument ne se résume pas à la perception de la hauteur de la note fondamentale : la mise en vibration d’un instrument de musique provoque en réalité une multitude de mouvements vibratoires simultanés qui se produisent à des fréquences et des amplitudes différentes.

spectre alto

Spectre harmonique d’un Do2 et Sol2 joués au violon Alto

Ses mouvements vibratoires ne vont pas être perçus de manière isolée ; au contraire, ils vont fusionner. Cependant, ceux dont l’amplitude est la plus forte vont être entendus plus distinctement et faire émerger une hauteur de note. Dans le cas des instruments à cordes et des vents, l’énergie se concentre surtout autour de la fréquence la plus basse (d’où la notion de note fondamentale). Pour les percussions, c’est plus complexe mais ce raisonnement s’applique bien aux xylophones, vibraphones ou aux cloches par exemple qui font entendre des hauteurs déterminées (contrairement aux maracas ou aux claves qui ne font pas entendre de notes à proprement parler).

Les différentes fréquences ainsi produites sont appelées partiels. Dans le cas spécifique des instruments à archet (violons, altos, violoncelles, contrebasses…) et des instruments à vents, on parlera plutôt d’harmoniques même si le terme de partiels reste valable (mais la réciproque n’est pas vraie). L’ensemble des partiels et harmoniques d’un son définissent son spectre.

Enregistrements de sons par la classe, 2014

« Étude de bruits », Pierre SCHAEFFER, 1948

Leçon de musique de Pierre SCHAEFFER
http://youtu.be/Bh0fQH8YIDM
 : à partir de 5m29