Exemple de commentaire : La valse à Margaux

« La valse à Margaux »

Richard Galliano / Album New Musette 1995

Axe de travail : La musique, diversité et relativité des cultures

Tableau récapitulatif

Classique

Jazz

Musette

– trio

– rubato

– thème interrogatif/thème conclusif (« antécédent/conséquent »)

– forme « Menuet »:

Menuet/Trio/Menuet

– Schéma (ou « grille ») harmonique

– accords enrichis (7è, 9è)

– Contrebasse pizzicato

– Solos improvisés

– Batterie

– Forme Jazz :Thème/Solo/Thème

– valse à 3 temps

– accordéon

– schéma harmonique

Commentaire d’écoute

Introduction

Nous allons analyser en quoi « La valse à Margaux » de Richard Galliano, extraite de l’album « New Musette » paru en 1991, est à la croisée styles musicaux très divers : la valse musette, le jazz, mais également la musique classique.

I- Musette

Dès le début de l’œuvre, la présence d’un accordéon nous fait penser au musette, impression confirmée par le rythme de valse qui s’installe à l’arrivée des autres instruments, mesure à trois temps. De plus, le schéma harmonique sur lequel est jouée la mélodie est un schéma qui a souvent été joué dans le musette, comme c’est par exemple le cas de « La flambée montalbaise » de Gus Viseur, datant de 1940.

II- Jazz

Pour autant, de nombreux éléments musicaux nous éloignent du style « valse musette » assez rapidement pour s’approcher d’une esthétique jazz. Tout d’abord, le son de l’accordéon ainsi que le swing de la valse nous rapprochent du jazz. Le schéma harmonique comporte des accords enrichis (septièmes, neuvièmes, …), peu utilisés dans le musette. De plus, le jeu de la contrebasse en pizzicato n’est pas sans rappeler les walking bass présentes dans le jazz. Ajoutons à cela les nombreux solos improvisés, et la forme de cette pièce est proche de la forme « Thème-Solo-Thème » si souvent employée dans le jazz.

III- Classique

Bien qu’ils soient moins évidents, un certain nombre d’éléments caractéristiques d’une esthétique « classique » sont également présents dans cette œuvre. On peut citer par exemple la construction des thèmes sur un principe d’ antécédent/conséquent, le jeu rubato de l’introduction (faisant référence au style pianistique de Chopin), et également la présence d’un « trio » très contrastant avec le reste de la pièce, à la manière du trio classique qui contrastait avec le menuet.

Conclusion

Ainsi, Richard Galliano utilise des éléments très diversifiés, provenant d’horizons aussi variés que le jazz, le musette, la musique classique, afin de créer son style propre et original : le « New Musette », résonance du « New Tango » créé par son maître Astor Piazzolla